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Patrimoine Répertoire

LES INNOCENTS


Date de sortie 
15 Juillet 2015

Grande-Bretagne - 1962 - 1h41

Avec Deborah Kerr, Michael Redgrave

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SYNOPSIS

A la fin du XIXe siècle, Miss Giddens, une jeune institutrice, est chargée d'éduquer Flora et Miles, deux enfants, dans un vieux manoir. Elle découvre bientôt que ces derniers sont tourmentés par les fantômes de deux personnes décédées quelque temps auparavant...

LE GROUPE PATRIMOINE/RÉPERTOIRE DE L'AFCAE AIME ET SOUTIENT CE FILM

« L’horreur véritable, c’est de montrer que nous vivons tous inconsciemment dans la peur. » Jacques Tourneur

La plus sophistiquée des histoires de revenants de la littérature anglaise devient sous la caméra de Jack Clayton et la plume de Truman Capote le récit fantastique le plus subtil, le plus intense et le plus profondément ambigüe de l’histoire du cinéma. « Les Innocents » exprime la quintessence des recherches formelles entamées vingt ans plus tôt par Jacques Tourneur. Ou comment instaurer un climat d’angoisse et de terreur, sans effets, par la seule force de la suggestion et du hors-champ.  Sonder le tréfonds des âmes perverses ou perverties dans les dédales d’une symphonie visuelle composée de poncifs gothiques ailleurs galvaudés. Susciter par une bande sonore d’une exceptionnelle richesse la perception d’un monde indicible, menaçant et côtoyant sans cesse le monde des vivants. En vérité, l’Esprit du Mal souffle, dans le craquement d’un escalier, le bruissement d’un rideau ou l’éclat de rire effroyable d’un enfant. A l’évidence, les démons se manifestent, derrière une vitre embuée, dans la pénombre d’un couloir sinistre ou le poudroiement surnaturel du sommet d’une tour. Tout aussi naturellement, la présence des ténèbres, le vide moral et spirituel instauré par les hommes ne pourraient être que le produit inconscient d’une souffrance : celle d’une fille de pasteur projetant son angoisse et sa frustration sexuelle sur un jeune garçon trop adulte et trop séduisant pour ne pas être inquiétant. L’ambiguïté s’installe peu à peu dans le récit. Les puissances du cinéma se déchainent. Et nous nous abandonnons à l’emprise du plus beau film du monde.

Jean-Fabrice Janaudy (Cinéma Le Vincennes, Max Linder Panorama)

ÉLÉMENTS MIS À DISPOSITION PAR LE DISTRIBUTEUR : 

Affiche / photos / dossier de presse 
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Bande annonce

 


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Réalisation

Jack Clayton

Jack Clayton est un réalisateur britannique. Il entre dans l'industrie du cinéma à l'âge de quinze ans. Il exerce plusieurs métiers avant d'être engagé à la section cinématographique de la RAF durant la Seconde Guerre mondiale, où il réalise des films de propagande. Après la guerre, il devient directeur de production et travaille notamment sur MOULIN ROUGE (1952) de John Huston.

Jack Clayton réalise un premier moyen métrage d'après une oeuvre de Gogol, THE BESPOKE OVERCOAT (1956), qui remporte plusieurs prix. LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLE (1958), remarquablement servis par Simone Signoret et Laurence Harvey, révèlent un cinéaste habile dans la description d'une ville de province anglaise.  LES INNOCENTS (1961) restituent avec bonheur l'atmosphère fantastique du Tour d'écrou d'Henry James et sont souvent considérés comme son meilleur film. Jack Clayton est notamment un bon directeur d'acteurs, ce qu'il prouve à nouveau avec des enfants dans LE MANGEUR DE CITROUILLE (1964). Il se révèle tout aussi efficace dans CHAQUE SOIR A NEUF HEURES (1967) qui confirme sa maîtrise psychologique et son sens du fantastique.