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Patrimoine Répertoire

RETROSPECTIVE YOUSSEF CHAHINE


Pays 
Égypte
Date de sortie 
14 Novembre 2018

L'AFCAE, en partenariat avec l'ADRC, soutient la rétrospective consacrée à Youssef Chahine. 

 

 

Un document d'accompagnement est édité par l'ADRC
(à commander directement auprès de l'ADRC)

 

LABEL "CYCLE" 

 

Cette rétrospective retracera en 12 films l'importance fondamentale de ce réalisateur majeur du cinéma égyptien.


L'AUTRE

1998 - 1h45
Avec 
Nabila Ebeid, Mahmoud Hemeida, Hanane Turk
Un grand mélodrame sur les conséquences de la guerre du Golfe en Égypte, la montée de l’islamisme et le fossé grandissant entre ceux qui surfent sur Internet et ceux qui ont faim. Une plongée dans le chaos du Caire.


LE DESTIN

1997 - 2h15
Avec 
Nour El-Sherif, Hani Salama, Faris Rahoma
Un tableau joyeux et coloré de l’Andalousie arabe au XIIe siècle, mais aussi et surtout une peinture impitoyable de la violence politique déguisée en pureté religieuse. Nous sommes en France au XIIe siècle. On voit un homme brûler sur un bûcher, au pied des remparts de Carcassonne. Son crime ? Avoir traduit les textes d’un hérétique, un musulman, arabe andalou, Abou el-Walid ibn Rushd, plus connu sous le nom d’Averroès


L'EMIGRÉ

1994 - 2h08
Avec
 Michel Piccoli, Khaled El-Nabaoui, Youssra
Il y a trois mille ans, Ram, fils d’une tribu très pauvre, décide de transformer sa vie et, malgré les réticences de son père, d’émigrer en Égypte. Il ne se doute pas des épreuves qui l’attendent. [...] L’Émigré, c’est à la fois un péplum biblique, un mélo, un film d’aventures, un film social, une fable. Le réalisateur allie les visions fantasmatiques et réalistes, mythologiques et intimistes. Bref, il donne vie à l’idée même de métissage. Preuve, s’il en fallait une, que ce grand film populaire est un hymne à la tolérance, au respect de toutes les cultures. Ce n’est pas tous les jours que le cinéma offre un tel souffle de générosité. Et, pour tout dire, de liberté.


ALEXANDRIE ENCORE ET TOUJOURS

1989
Avec Youssef Chahine, Hussein Fahmy, Zaki Abdel Wahab

À la suite d’une rupture avec Amr, son acteur fétiche, le cinéaste Yeshia Eskandarany remet en cause sa vie et évoque leurs relations, les problèmes qu’a connus la profession avec l’infiltration du pétrodollar, mais aussi l’amour qu’il éprouve pour ses acteurs, cet amour dont la nature pourrait bien le transformer parfois en dictateur.


LE SIXIÈME JOUR

1986 - 1h45
Avec
 Mohsen Mohiedine, Dalida, Hamdy Ahmed
Une mère fuit une épidémie de choléra, espérant que son enfant en réchappera. Chahine filme le fleuve et un visage de femme (Dalida tragédienne), dans un mélodrame qui oscille entre dépouillement et impureté (un ahurissant numéro musical). Une alchimie dont il est seul capable.

 

ADIEU BONAPARTE

1985 - 1h55
Avec Michel Piccoli, Mohsen Mohiedine, Mohsena Tewfik
Avide de puissance et de gloire, Bonaparte entame la campagne d’Égypte. Loin de ces préoccupations guerrières, Caffarelli, l’un de ses généraux, part à la découverte de ce pays et de son âme. Il va s’opposer à l’action exclusivement destructrice de Bonaparte. 


LA TERRE

1969 - 2h10
Avec
 Hamdy Ahmed, Nagwa Ibrahim, Mahmoud El Meligui
Dans les années 1930, une monarchie sous tutelle de la Grande-Bretagne gouverne l’Égypte. Loin du Caire, les paysans d’un village vivent péniblement. Un jour, pour favoriser les propriétaires terriens, les autorités décident de restreindre les permis d’irrigation. Accablés, les paysans tentent de se révolter. Mais les conflits latents s’exacerbent au sein de la communauté villageoise, unie autour de Abou Salem, respecté de tous pour son combat pendant la révolution de 1919.


GARE CENTRALE

1958 - 1h30
Avec Youssef Chahine, Farid Chawki, Hind Rostom
Kénaoui, vendeur de journaux boiteux et un peu simplet à la gare centrale du Caire, est amoureux d’Hanouma, une vendeuse de boissons. Mais celle-ci repousse ses avances et n’a d’yeux que pour le bagagiste Abou Sérif.


LE RETOUR DE L'ENFANT PRODIGUE

1976 - 2h00
Avec Mahmoud El-Meliguy, Hoda Soltan, Shukry Sarhan
Ali est attendu dans le village de Mitchaboura par les siens, les Madbouly, propriétaires d’une petite entreprise, et par les ouvriers pour qui il représente l’espoir. Pour Ibrahim, le fils de Tolba, le retour d’Ali, son oncle, doit lui permettre d’aller étudier à l’étranger ; ce à quoi s’oppose son père. Pour Fatma, qui a tout sacrifié, au nom de l’amour qu’elle voue à Ali absent, c’est la grande désillusion. À son retour, elle se rendra compte qu’il n’est plus ce jeune passionné qui a quitté sa famille par révolte. Pour Hassouna, l’ouvrier, la déception sera d’autant plus grande que c’est lui qui l’avait aidé à partir pour le Caire. 


SALADIN

Durant les deuxième et troisième croisades, le sultan d’Égypte et de Syrie, Saladin, qui vient de vaincre les Croisés à Alexandrie, lutte contre une nouvelle expédition de Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste. Entre les traîtrises de Renaud de Châtillon, qui massacre des pèlerins musulmans sur le chemin de la Mecque, et les luttes des cours française et anglaise, Saladin garde sa volonté de reconquérir Jérusalem. Richard, trahi par ses alliés, propose la paix à Saladin, qui l’accepte en promettant que la ville restera ouverte : « La religion est pour Dieu et la terre est pour tous. »


CIEL D'ENFER

1956 - 1h45
Avec
 Zaki Rostom, Farid Chawki, Abdel Wares Assar

Sous l’époque du roi Farouk, un ingénieur agronome, Ahmed revient au village aider les paysans à améliorer leur culture de la canne à sucre. Le film raconte donc l’affrontement entre un jeune ingénieur agronome (Omar Sharif) issu d’un milieu paysan et le pacha tout puissant des environs. L’amour, les vengeances et les poursuites s’emboîtent les uns les autres de façon rocambolesque jusqu’au triomphe final de la justice. 


C'EST TOI MON AMOUR

1957 - 2h00
Avec
Chadia, Farid El Atrache, Hind Rostom
Pour conserver l’héritage d’un parent dans sa totalité, deux cousins sont contraints de se marier. Pourtant, ils se détestent. Farid sort avec une danseuse, Nana, et Yasmina fréquente Sensen, un riche industriel. Tout est bon pour retarder l’instant de l’engagement, y compris une crise d’appendicite. Rien n’y fait et les voilà partis pour leur lune de miel, surveillés par les amants respectifs. Ils apprennent à s’apprécier et tombent finalement amoureux l’un de l’autre. Et les deux laissés-pour-compte font de même.

 


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Réalisation

Youssef Chahine

Youssef Chahine, de son nom complet Youssef Gabriel Chahine, né le 25 janvier 1926 à Alexandrie et mort le 27 juillet 2008 au Caire, est un réalisateur, acteur, scénariste et producteur égyptien de réputation internationale. Il réalisa 40 films et documentaires.

Il commence ses études au collège Saint-Marc puis rejoint le Victoria College où il obtient son baccalauréat. À 21 ans, il quitte son Égypte natale pour aller étudier le cinéma au Pasadena Playhouse dans les environs de Los Angeles. À son retour, trois ans plus tard, l'occasion lui est donnée, grâce à Alvise Orfanell, de réaliser son premier film, Papa Amin.

Il est invité pour la première fois au Festival de Cannes en 1951, pour son film Le Fils du Nil. En 1954, il lance la carrière d'acteur d'Omar Sharif dans son film Le Démon du désert. Mais le film qui marqua sa carrière fut Gare centrale, en 1958, chef-d'œuvre qui lui permit d'être reconnu comme l'un des plus grands cinéastes du XXe siècle.

Fréquemment confronté à la censure, Youssef Chahine ne cesse néanmoins de dénoncer la bêtise et l'intégrisme, tout en multipliant les choix stylistiques, du mélodrame chanté (J'ai quitté ton amour avec Farid El Atrache) à la reconstitution historique (Adieu Bonaparte) ou à l'évocation autobiographique (Alexandrie pourquoi ?).