FIFI
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108 min
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France
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2023
Cinéaste(s) : Jeanne ASLAN , Paul SAINTILLAN
Société(s) de distribution : New Story
Date de (re)sortie : 14 juin 2023
Année de soutien : 2023
- Genre
- Comédie dramatique
- Catégorie
- Fiction
- Prise de vue réelle
Synopsis
Nancy, début de l’été… et Sophie, dite Fifi, 15 ans, est coincée dans son HLM dans une ambiance familiale chaotique. Quand elle croise par hasard son ancienne amie Jade, sur le point de partir en vacances, Fifi prend en douce les clefs de sa jolie maison du centre-ville désertée pour l’été. Alors qu’elle s’installe, elle tombe sur Stéphane, 23 ans, le frère ainé de Jade, rentré de manière inattendue. Au lieu de la chasser, Stéphane lui laisse porte ouverte et l’autorise à venir se réfugier là quand elle veut…
Accompagnements
Pour accompagner ce film, le Comité 15-25 propose aux salles la venue de Paul Saintillan et Jeanne Aslan. L’AFCAE pouvant prendre en charge (hôtel + transport) quelques dates entre le 14 juin et 30 juin, selon les possibilités et la disponibilité des réalisateur·rices.
Le film sortira sur environ 80 copies.
Le mot de l'exploitant·e
Dans Fifi, Jeanne Aslan et Paul Saintillan décrivent avec justesse une amourette adolescente. Les deux cinéastes parviennent même à la transcender bien que l’issue ne soit une évidence. Le film arrive pourtant à entretenir le suspense et ce en dépit d’une sorte de bon sens rationnel. Pour la simple et bonne raison qu’on a envie de croire en cette histoire nous plongeant dans le quotidien estival de deux adolescents. L’interprétation joue un rôle important dans la beauté du film avec la présence d’un duo de personnages magnifiquement incarné par Céleste Brunnquell (L’Origine du Mal, Les Éblouis) et Quentin Dolmaire (Trois souvenirs de ma jeunesse, Synonymes). Leur alchimie crève l’écran. C’est d’ailleurs en filigrane du récit que se tisse une lutte des classes qui structure les relations entre les protagonistes, quasiment à leurs corps défendants. Lucides sur ce qu’ils racontent, les cinéastes ne tombent jamais dans le poncif grossier ou bien le misérabilisme mièvre même s’ils utilisent certains archétypes. Ce premier long métrage est une jolie réussite tant formelle, il faut là encore saluer l’écriture, que dans le fond, puisqu’il est une véritable contreproposition aux habituels coming-of-age. Sa sortie juste avant l’été est parfaite pour nous faire tenir les quelques semaines qui nous séparent de la pause estivale.
Comité 15-25