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Les 6èmes Journées AFCAE Répertoire/Patrimoine qui se sont déroulé les 15 et 16 mars dernier au Cinéma Mac Mahon à Paris ont réuni cent cinquante personnes. Evénement annuel indispensable d’échange entre professionnels et de découverte de nombreuses rééditions, ces journées ont alterné projections, rencontres et débats. Danièle Delorme, actrice et productrice engagée en était la Marraine. Cette année encore et de l’avis général, elles ont été un plein succès. |
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Patrick Brouiller Président de l’AFCAE, Boris Todorovitch, Directeur du patrimoine cinématographique du CNC, Axel Brucker qui nous accueillait dans l’une des plus célèbres salles dédiées au répertoire, et Jacques Fretel, responsable du groupe répertoire de l’AFCAE ont ouvert la manifestation, en présence de Anne Durupty (Directrice générale adjointe du CNC), Jacques Charpillon (Commission nationale de classement Art et Essai du CNC), Jean-Baptiste Dieras (La Fémis), Jean-Michel Gévaudan (ADRC), Nicole Delaunay (Responsable de l’exploitation du CNC). |
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Boris Todorovitch a rappelé les caractéristiques de la réforme 2006 de l’aide sélective à la distribution : les différentes aides étant désormais rassemblées au sein d’une commission unique qui comporte trois collèges : films inédits, films réédités et films jeune public. |
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Débat : Mise en réseau des salles et action des associations régionales dans la diffusion du patrimoine «À plusieurs, on est plus fort ! » |
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Rodolphe Lerambert, Chargé du Patrimoine à l’ADRC, favorise pour les salles l’accès aux films du Répertoire. Il travaille quotidiennement avec vingt-six associations sur l’ensemble du territoire. Il animait le débat auquel participaient les représentants de quatre associations régionales représentatives de la diversité des approches, répondant à une diversité de contextes, à même de faire partager leur expérience. |
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Eric Miot, pour l’Association Plan-Séquence, anime des actions sur l’ensemble de la région Nord pas de Calais depuis 18 ans. Il propose à la fois des rendez-vous répertoire très réguliers au Majestic dans le centre-ville de Lille (une vingtaine de rétrospectives par an) et une déclinaison de certains cycles dans les cinémas des grandes villes de la région jusqu’aux zones rurales. Il organise également chaque année le Festival International d’Arras, qui s’est imposé depuis maintenant 7 ans avec plus de 10 000 spectateurs, des invités prestigieux (Sydney Lumet, Arthur Penn …) et une belle programmation répertoire. |
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Pascal Robin, représentait le Clap Poitou-Charentes, qui regroupe une vingtaine de salles à dominante rurale. Le Clap projette d’organiser une programmation répertoire sur une saison, avec circulation de copies et venue d’intervenants. |
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Marc Van Maele, membre du groupe répertoire, fait partie du Grac. L’association d’une cinquantaine de salles implantées dans l’agglomération lyonnaise propose un rendez-vous régulier répertoire mensuel avec la circulation d’un film toutes les trois semaines sur 12 salles. |
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Bernadette Vignac, préside les Ecrans de la Drôme et de l’Ardèche, soit 37 salles essentiellement rurales. L’association organise diverses animations Patrimoine. |
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Par leur action jugée indispensable, ces associations favorisent une diffusion pérenne des films de répertoire, dans les grandes villes mais aussi dans les petites et moyennes villes. Les coûts de diffusion sont la principale difficulté en matière de répertoire. L’atout majeur de la mise en réseau des salles est la possibilité de mutualisation des coûts qu’il s’agisse du transport des copies, de l’édition de programmes communs, des minimas garantis partagés voire absents en raison du nombre de séances assuré, de l’organisation de ciné-concerts et de venue d’intervenants pour mener des débats. |
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Accompagner le désir |
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La notion de désir est au cœur de ces actions : désir de films variés que l’on souhaite faire partager et désir que l’on doit susciter auprès des spectateurs.
Ces derniers sont de plus en plus volatiles sur le répertoire, et particulièrement en milieu rural comme le soulignent Bernadette Vignac et Jean-Claude Georgel (Nyons). Ils sont en effet extrêmement sollicités par le nombre de sorties de films récents sur lesquels ils se dirigent plus facilement. Par ailleurs le public du répertoire vieillit et la question du renouvellement des spectateurs se pose. |
C’est pourquoi un accompagnement se révèle essentiel. « Une affiche et un programme ne suffisent plus à aller chercher le public » signale Rodolphe Lerambert.
L’édition d’un document sur un film avec une écriture au présent qui l’inscrit dans une actualité et le met en perspective apporte un plus.
Les débats à l’issue des projections avec critiques et spécialistes ou les ciné-concerts sont également particulièrement appréciés mais coûteux.
En plus des prestations des intervenants, il faut compter le transport et l’hébergement. |
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Patrick Brouiller insiste sur la nécessité de trouver un appui auprès des collectivités territoriales, en les sensibilisant sur le fait qu’on ne peut pas analyser le cinéma d’aujourd’hui sans avoir de regard sur le cinéma d’hier. |
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Concurrence |
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Les intervenants ont également souligné la concurrence des autres supports de diffusion et notamment du DVD mais aussi celle émanant du travail remarquable effectué par les Cinémathèques qui bénéficient de budgets conséquents. Les salles ne peuvent pas rivaliser ni avec les moyens qu’elles mettent en œuvre, ni avec leurs pratiques tarifaires. La question est de savoir si l’on peut intensifier les relations avec ces institutions et trouver une synergie, comme le propose Patrick Brouiller. |
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Régularité de diffusion |
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L’une des clés du succès réside également dans la régularité de la diffusion. Vincent Paul-Boncour de Carlotta films, pense également qu’il existe une capacité de diffusion dans les grandes villes en nombre de séances et un réel potentiel de spectateurs. Il rappelle que certains films de répertoire font plus d’entrées que certains films d’auteurs récents mais déplore une certaine frilosité des programmateurs envers le répertoire. Par des réponses concrètes, les associations ont montré le caractère indispensable du travail effectué. Patrick Brouiller conclue : « Les volontés et les énergies sont là, il reste à trouver plus de moyens. » A nous, d’envisager des actions et des synergies encore plus fortes, de multiplier nos efforts, afin d’agir plus en profondeur et de permettre la « réédition » d’un Cinéma de Patrimoine attrayant pour toutes générations confondues. |
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Une rencontre tendrement drôle avec Danièle Delorme. Elle a évoqué l’Occupation : le courage d’un père engagé dans la résistance à Londres et le dévouement pour ce dernier d’une mère qui fut déportée. Elle est revenue sur ses succès, ses regrets et ses amours, sa rencontre avec Daniel Gélin, le père de son fils Xavier et la complicité avec Yves Robert avec qui elle a crée Les Productions de La Guéville en 1961 grâce à leur envie commune de liberté et de libre choix. Avec sincérité, elle a abordé la fin des aventures des Productions de la Guéville : « Si je vends, c’est parce que je suis obligée. Mais ce n’est pas triste ! Comme disait Bachelard qui est mon maître à penser grâce à Jean Lescure : Demain, tout commence ! Et c’est ce que je pense ! » Une page de l’histoire du Cinéma se ferme pour laisser place à une « nouvelle génération » puisqu’elle nous a fait part de son projet de produire le film « Mytho» qui sera réalisé par son petit-fils. |
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| Soutiens aux films présentés |
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CONTES CRUELS DE LA JEUNESSE de Nagisa Oshima. Japon, 1960, 1h36, Carlotta Films. Sortie le 18 juillet 2007. (Rétrospective Oshima en 5 films : Une ville d’amour et d’espoir, Contes cruels de la jeunesse, l’Enterrement du soleil, Les plaisirs de la chair, Nuit et brouillard au Japon). Synopsis : Makoto, une adolescente un peu perdue à la recherche d’expériences nouvelles et de sensations fortes, accepte de suivre des inconnus dans leur voiture. Un jour, elle rencontre un jeune homme, Kiyoshi, mi-étudiant, mi-délinquant, et décide de quitter sa famille pour aller vivre avec lui…. |
THX 1138 DIRECTOR’S CUT de George Lucas USA, 1971, 1h28, Solaris Distribution. Sortie le 13 juin 2007. Synopsis : Dans une société souterraine du futur, les hommes vivent sous sédatifs, socialement brimés par un pouvoir totalitaire et invisible au sein d'un univers blanc monochrome. Sous l'impulsion de sa compagne LUH 3417, l'ouvrier THX 1138 accepte de fuir avec elle. |
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LE MONDE, LA CHAIR ET LE DIABLE de R. Mac Dougall, USA, 1959, 1H35, Madadayo Films. Sortie le 30 mai 2007. Synopsis : Après un éboulement au fond d’une mine en Pennsylvanie, Ralph Burton (Harry Belafonte) attend des secours qui n’arrivent pas et finit par se libérer seul des décombres. De retour à la surface, il découvre que toute trace de vie humaine semble avoir disparu après le passage d’un nuage radioactif. En route pour New York, il traverse des avenues désertes, s’organise et récupère ce dont il a besoin dans les magasins, tirant derrière lui un chariot au pied des gratte-ciels abandonnés… |
PINK FLOYD THE WALL de Alan Parker, USA, 1982, 1H40, Bis Répétita. Sortie le 2 mai 2007. Synopsis : Afin de protéger sa personnalité, une star de la rock music s'isole et s'enferme dans un univers fantasmatique proche de la folie. |
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