|
Carlotta |
|
Carlotta |
|
Atalante |
|
Action |
|
Action |
|
Action |
|
Acacias |
|
Acacias |
|
Acacias |
… Et pour quelques dollars de plus (Per qualche dollari in piu / For a Few Dollars More)
|
|
Elia Kazan Carlotta
|
|
Steven Spielberg Carlotta
Emprisonné pour vol, Clovis Poplin parvient à s'évader
grâce à la complicité de son épouse, Lou Je
|
|
Otto Preminger 1954 ARTEDIS 1H59
Après six mois de cure de désintoxication de drogue, Frankie Machine revient dans son quartier de Chicago et retrouve sa femme, paralysée des deux jambes à cause de lui. Désireux de changer de vie, il tente de devenir batteur dans un orchestre. Mais il s'aperçoit vite qu'il ne peut se passer de la drogue et replonge... " Otto Preminger est
un cinéaste peu commercial, probablement parce qu'il se consacre à la
recherche d'une vérité particulièrement ténue et presque imperceptible
: celle des regards, des gestes et des attitudes " François Truffaut
n'a pas tort lorsqu'il écrit cela à propos de Bonjour Tristesse, en
1958. Otto Preminger est le cinéaste du classicisme à l'opposé d'un
Visconti ou d'un Godard. Ce Viennois qui s'exila aux Etats-Unis est passé
par toutes les étapes hiérarchiques de la conception d'un film (acteur,
assistant-réalisateur, réalisateur et même producteur). Il faut savoir
une chose : En ce temps-là, il était difficile d'imposer ses points de
vue sur un art dont l'âge n'avait pas encore dépassé la cinquantaine.
Venant de la part d'un européen, la difficulté était multipliée par
dix ! Soit ! Preminger réalise quelques films commerciaux pour un public
encore plus infantile que l'on ne peut imaginer. Puis arrive Le coup d'éclat
qui va le faire entrer dans la cour des grands : Laura avec la troublante
et magnifique Gene Tierney dont Henri Agel écrira ses quelques lignes :
" cette œuvre envoûtante reste en sa profondeur l'étrange méditation
d'un Européen d'Hollywood ". Article paru sur fluctua.net |
|
Jerry Shatzberg 1H50 1971 Théâtre du Temple
Needle-Park, "la place de la Seringue"
Schatzberg adopte un ton dont il ne se départit pas jusqu'à la fin du film, et qu'il n'accentue ni n'infléchit à l'approche du dénouement : c'est ce qui donne ce caractère étrange à un film auquel le regard doit peu à peu s'adapter. Au lieu d'évoluer en fonction des émotions décrites, la mise en scène, par son principe d'autarcie, nous oblige à revoir constamment nos repères. Le monde, sa facticité, le désarroi des personnages et le travail des acteurs s'en trouvent mis en relief, saisis par une lumière qui, par contraste, met en valeur leurs transformations. C' est aussi ce qui fait de Panique à Needle Park un film beaucoup moins " facile " qu' il ne paraît au premier abord.
Positif Septembre 2000
|
|
John C.Advildsen 2H 1976 Carlotta
|
|
1H52 1974 Francis Ford Coppola Carlotta Palme d'or à Cannes en 1974 Harry Caul, est spécialiste dans les écoutes téléphoniques.
Un jour, il surprend une conversation étrange entre un jeune couple.
Il se rend trè
Conversation secrète est, sans doute possible, l'un des plus grands films de Francis Ford Coppola et certainement l'un des moins connus. Production totalement indépendante, tournée dans la foulée du succès du Parrain, le film a été très longtemps considéré comme l'un de ces admirables opus mineurs d'un auteur habitué aux chefs-d'œuvre à gros budget. Grâce à cette nouvelle sortie, les jeunes cinéphiles le remettront à son véritable rang au sein de la filmographie de Coppola : l'un des tout premiers. Conversation secrète en effet se révèle être, par la grâce d'une mise en scène et d'une mise en ondes de plus en plus épurées, le film de la confusion, mais dans son sens le plus profond. Sur un fond d'angoisse, angoisse toute personnelle, Coppola y traite, une fois de plus, de la recherche passionnée de la fusion à travers la confusion. Confusion apparente du scénario, des dialogues et des bruits enregistrés sur les bandes magnétiques. Mais la fusion, possible pour le spectacle, restera à jamais impossible à Harry Caul. Plus il amassera les bruits du monde, plus il se croira le seul à même de reconstituer l'intrigue. Les sons enregistrés engendreront la confusion, la folie, et finalement la mort. Ses micros, signes de son pouvoir, se révèlent en définitive symboles de son impuissance. Tout restera dans la multiplicité et le chaos. " He'd kill us if he got a chance. " (" II nous tuerait s'il le pouvait "), cette phrase magique qui, seule, pouvait lui permettre la fusion vers l'unité, lui échappe comme il a laissé peu à peu lui échapper sa propre vie. Cette tragédie de l'unité et du multiple se traduit par une angoisse qui se rend explicite par ces contre-plongée, déformations optiques dues aux courtes focales, plafonds qui limitent et empêchent la volonté de clairvoyance du personnage, ces plans qui ne s'enchaînent plus les uns aux autres, dont les raccords sont brisés et fuient la continuité du cinéma hollywoodien classique. Dans Conversation secrète, les perspectives sont coupées et la profondeur de champ ne débouche sur rien. L'espace américain est sans continuité et totalement fermé sur lui- même. Idem pour le son qui ne joue plus la plénitude mais la dégradation, plus le renforcement des situations mais les contrastes et la réverbération paranoïaque. Difficile à saisir, la conversation enregistrée par Harry ressemble à une plainte secrète et maladive qui est justement celle de cette angoisse neurasthénique. La notion de bonheur fondatrice de l'Amérique et de l'imaginaire exporté par Hollywood, ne résiste plus à toutes les fêlures psychiques, humaines qui font que chaque individu de ce pays est malade. Ce pays malade n'est plus fait que de brisures, d'éclats de réels et de sons dont on ne parvient plus à reconstituer l'unité. Il ne reste que la névrose et la culpabilité. Fêlé, le personnage lui-même ne peut plus s'accoupler. L'accouplement sera peut-être physique, mais ne peut plus être humain, affectif et social. Pendant que sa première maîtresse oublie la date de son anniversaire et ne veut plus le voir, la seconde ne couche avec Harry que pour lui voler ses bandes. Les rapports véritables sont faussés et pourris de l'intérieur par l'argent. Comme de nombreux personnages de Coppola, Harry Caul n'a alors plus qu'à subir sa dépression sans rien comprendre de ce qui lui arrive. N'ayant plus aucune prise sur un réel qu'il croit saisir alors qu'il lui échappe, le spécialiste des écoutes s'use pour ne rien obtenir et perd sa propre substance. Coppola filme la dissolution d'un être qui n'a aucune chance d'avoir un regard objectif ou lucide sur les choses et se détruit à l'intérieur de lui-même. La lumière, rarement lumineuse, dissout elle aussi le réel dans une image trop sombre. Chez Coppola, on ne peut plus forger le monde comme avant. Il n'y a plus qu'à le rêver, le façonner d'une façon mythique ou, comme ici, paranoïaque et maladive. Enfermé en soi, l'unité du monde se dérobant sous ses pieds, Harry Caul crée une fiction, un scénario, qui ne peut plus raccorder à la réalité mais auquel il croit. Croyance trompeuse : ceux qu'il prenait pour les victimes se révéleront être les assassins. Le cinéma de Coppola renoue ainsi avec l'expressionnisme, non plus dans un sens métaphysique mais esthétique : toute réalité est d'abord fabriquée par l'esprit, réduite à n'être rien d'autre qu'une fiction mentale. Un récit que le personnage s'invente pour croire encore désespérément quand toutes les croyances sont en lambeaux. Conversation secrète se fait passer pour une création réaliste sur la vérité du travail d'un professionnel des écoutes clandestines alors qu'elle ne l'est en aucun cas. C'est au contraire le film de la réalité polluée et éclatée. Et comme toute grande oeuvre, elle ne se donne pas facilement. Jean Douchet in Avant-Scène septembre 2000 |
Carrie (Carrie au bal du diable) Brian de Palma États-Unis.1976. Film d'horreur réalisé par Brian De Palma. . Avec Sissy Spacek, Nancy Allen et John Travolta.- Carrie, adolescente au physique ingrat, vit au côtés d'une mère vouée de façon névrotique à Dieu et à la religion dans la plus pure tradition du puritanisme. Elle devient femme alors qu'elle prend une douche devant ses compagnes de collèges. Seule Miss Collins, le professeur de gymnastique, montre compréhension et bienveillance. Cet incident qui déclenche rire et quolibets révèle à Carrie ses pouvoirs télékinétiques. Après avoir rencontré quelque temps l'espoir et le bonheur auprès de Tommy, le petit ami envoyée par Sue, une farce de mauvais goût imaginée par Chris et Billy la vouera une dernière fois au ridicule. Sa vengeance surnaturelle déclenchera une véritable apocalypse en plein milieu du bal du lycée et réduira à néant, collège, professeurs et camarades.- Brian De Palma n'a pas voulu faire un film gore mais plutôt une sorte de reportage sur la télékynésie. Cette histoire étrange est rendu quasi-vraisemblable par un traitement sobre et un suspense bien soutenu.
|
|
Richard Fleischer 1968 1h54 Acacias La
police de Boston traque en vain le meurtrier de plusieur
|