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Jeune Public |
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| Titre |
ABOUNA |
| Auteur |
Mahamat-Saleh Haroun |
| Année / durée/ pays |
TCHAD • 2002 • 81 mn |
| Distributeur | |
| Histoire |
Tahir (quinze ans) et Amine (huit ans) se réveillent un beau matin et apprennent que leur père a mystérieusement quitté la maison. Ils sont d'autant plus déçus que, ce jour là, il devait arbitrer un match de football opposant les gosses du quartier. Ils décident alors d'aller à sa recherche à travers une longue errance dans la ville, inspectant les différents lieux où il avait l'habitude d'aller. Sans résultat… De guerre lasse, ils se laissent aller, préférant l'école buissonnière, traînant au hasard des rues, se réfugiant dans les salles de cinéma… Un soir, dans la pénombre, il leur semble reconnaître leur père à l'écran. Les deux frères s'arrangent pour voler les bobines du film. |
| Critique |
QUINZAINE DES RÉALISATEURS "Abouna (notre père)"
LE MONDE | 21.05.02
N'Djmena, capitale du Tchad, deux garçons, un
adolescent et son petit frère, se réveillent un matin pour découvrir
que leur père les a laissés avec leur mère. Cette absence finit par
envahir la vie des enfants, et Mahamat-Saleh Haroun, qui réalise ici son
deuxième long métrage, parvient à saisir la souffrance des fils,
l'angoisse rentrée de leur mère, avec très peu de mots, en longs plans
filmés avec fluidité. Le souci de la belle image est permanent, mais
trouve toujours sa justification dans ce qu'on voit à l'écran. La beauté
physique du monde n'est jamais si sensible que lorsqu'elle entoure le
malheur, les séquences qui décrivent le séjour des enfants dans l'école
coranique où les a placés leur mère le prouvent. Le récit n'est pas
toujours à la hauteur de la manière, ce qui empêche Abouna d'atteindre
tout à fait les sommets qu'il effleure par instants. Thomas
Sotinel
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| Filmographie |
Mahamat-Saleh Haroun
Est né en 1961 à Abéché, au Tchad. Après avoir suivi les cours du Conservatoire Libre du Cinéma Français,il se tourne vers le journalisme en intégrant en 1986 l'IUT de Bordeaux. Pendant cinq ans, il exerce cette profession dans la presse quotidienne régionale (La Nouvelle République, Sud-Ouest) et sur une radio libre locale dont il est directeur d'antenne. En 1994, Mahamat-Saleh Haroun revient au cinéma en réalisant son premier court-métrage, MARAL TANIÉ, primé notamment par le festival "Vues d'Afrique " de Montréal. En 1999, son premier film de long métrage, BYE BYE AFRICA, reçoit deux distinctions à la Mostra de Venise.
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| Outils pour en savoir plus |
http://www.mk2.com/abouna/abouna.html
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