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Prix CICAE à la Quinzaine des Réalisateurs Cannes 2003 Mention Spéciale Caméra d’or Cannes 2003
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2003 – Afghanistan/Japon – 1h22 - vo / Haut et Court / Sortie le 24 mars
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Au début de la période du régime des Talibans, les femmes afghanes n’avaient pas le droit de sortir dans la rue, non accompagnées par un homme ou un garçon. Des femmes qui n’avaient pas de fils ou qui avaient perdu leur mari manifestaient pour obtenir le droit de travailler et avoir une place dans cette nouvelle société. Leurs manifestations étaient violemment réprimées. Ce film raconte l’histoire d’une petite fille que sa mère déguise en garçon pour qu’elle puisse sortir et qu’elle aille chercher du travail. Diplômé de cinéma à l’Université de Moscou et réalisateur de plusieurs courts métrages et documentaires, Sedigh Barmak dirige ici son premier long métrage en optant pour la fiction nourrie de l’actualité récente de son pays. C’est le personnage de la petite fille déguisée en garçon qui permet au spectateur de pénétrer dans le monde des Talibans et d’en mesurer l’inexorable oppression exercée de toutes parts. Car filles ou garçons, le sort des enfants est dit : l’endoctrinement et la répétition d’une culture sclérosée sont les seuls ingrédients de leur éducation. D’épreuve en épreuve, la petite fille s’éloigne de son enfance pour s’enfoncer dans un destin de femme déterminé par le joug de l’homme. Si Sedigh Barmak fait sans concession un film de dénonciation sur le régime des Talibans en pointant précisément l’oppression des femmes, il constate également le massacre organisé des jeunes enfants de son pays : comment le changement sera possible quand l’enfance est à ce point ignoré et balayé au profit de la dictature et de l’idéologie ? L’image récurrente du film, la petite fille sautant à la corde à sauter, résume à elle seule cette enfance bafouée. Osama est un film utile.
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