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L’HISTOIRE DU CHAMEAU QUI PLEURE Luigi Falorni et Byambasuren Davaa
Distribution : ARP Sélection – Mongolie – 2004 – 1h30 - Sortie le 6 octobre *** C’est l’été en Mongolie. Une famille de nomades aide les chamelles du troupeau à mettre bas. Une des chamelles y parvient difficilement. Dès la naissance, elle se désintéresse de son bébé et lui refuse son lait. La tradition veut qu’on fasse venir un violoniste pour émouvoir la chamelle et la réconcilier avec son bébé chameau…
Premier long métrage de deux jeunes cinéastes, L’histoire du chameau qui pleure est un film qui réconcilie avec le monde. Décrivant un univers loin de la société moderne, ce fiction documentée dans la droite lignée de l’héritage de Robert Falherty est une fenêtre ouverte sur une famille de paysans vivant dans les steppes mongoles au rythme des saisons et de la nature. C’est ainsi que le spectateur voit là les derniers instants d’un mode de vie en voie de disparition. Les vrais héros du film, contre toute attente, sont les chameaux, ces drôles d’animaux, lourds et costauds, nonchalants et gracieux. Comment tirer parti des animaux en ne tombant dans le cliché tant attendu de l’anthropomorphisme ? Les deux jeunes cinéastes y parviennent en choisissant de restituer toute la teneur du temps et toute la matérialité des éléments (le vent, la poussière, le soleil). Peu dialogué, le film centre son récit et sa mise en scène sur les animaux, sur le rapport, si profondément et finalement, humain du tissage du lien (la mère et son petit). On ne s’ennuie pas un instant jusqu’au dénouement final. L’histoire du chameau qui pleure rappelle toute la force du cinéma : quand la simplicité du sujet et de la mise en scène concourt à l’universel. |