AU FEU

 Pjer Zalica

 

2003 – France - Bosnie – 1h40 - vo

Distribution : Les Films du Safran - Sortie le 28 avril

Léopard d’argent

et mention spéciale CICAE Festival Locarno 2003

 

Tesanj est une petite ville bosniaque comme tant d’autres, deux ans après la guerre. En surface, une population ouverte, humble et sympathique, une place du marché, la tradition, le bon voisinage. Sous la surface, l’intolérance ethnique, le crime, la prostitution et une corruption totale. Soudain, la nouvelle de l’arrivée de Bill Clinton à Tesanj fait l’effet d’une bombe. Il est prêt à accepter d’être citoyen d’honneur de la ville, et le parrain de la municipalité. C’est peut-être enfin le signe que le progrès, la joie et la prospérité vont exister à Tesanj. Mais pour cela il faut qu’en sept jours tout le mal disparaisse totalement. Sous le contrôle d’observateurs de la communauté internationale, une course frénétique est lancée pour construire une démocratie en sept jours. Dans cette course, toute la ville va devenir folle.

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Produit par Ademir Kenovic et deuxième long métrage d’un cinéaste prometteur, Au feu est un film fort. Il confirme la formidable capacité de l’art cinématographique à témoigner de son temps. Ici, il s’agit de la Bosnie et de la Serbie, quelques temps après la guerre. Maintenant que les feux de l’actualité ne sont plus braqués sur cette partie du monde, que s’y passe-t-il ? Pjer Zalica nous raconte, avec verve et truculence, la situation de son pays et la vie des hommes et des femmes. Choisissant de mettre en scène une foule de personnages, il ne réduit pas son propos à une seule image ou une seule situation. La réalité est diverse et complexe : c’est un père qui a perdu son fils à la guerre, ce sont deux jeunes gens qui tombent amoureux, c’est une femme serbe qui revient vivre au village…On retrouve la force d’un cinéma énergique mêlant humour et chansons, pleurs et rires aux éclats, coups de gueules et bagarres. Le spectateur n’en sort pas indemne. A partir d’un scénario cocasse (la venue de Bill Clinton dans un village bosniasque), on découvre tout un peuple. C’est un beau cadeau que nous fait ce cinéaste.