Depuis qu'Otar est parti...

Julie Bertuccelli

 

 

 

 

Grand Prix de la Semaine Internationale de la Critique

avec Esther Gorintin, Nino Khomassouridze, Dinara Droukarova

2003 – France Belgique – 1h40

Distribution : Haut et Court - Sortie le 17 septembre www.hautetcourt.com

 

 

A Tbilissi, capitale charmante mais délabrée de la Géorgie post-soviétique, Ada, jeune fille de 25 ans, survit avec sa mère Marina, et sa grand-mère Eka. Dans le vieil appartement qu’elles partagent, le moindre geste de la vie quotidienne est difficile à négocier, et l’humeur n’est pas toujours au beau fixe. Seules les nouvelles d’Otar, le fils adoré d’Eka, sont comme des bouffées de rêve et d’espoir. A la recherche d’un ailleurs possible, Otar a émigré à Paris d’où il envoie un peu d’argent. Et comme tous les absents, il est devenu un mythe dans la maison. Le jour où il meurt accidentellement, Marina ne peut se résoudre à l’annoncer à la vieille et fragile Eka, et avec la complicité d’Ada, elle lui cache la chose. Censé faire indéfiniment durer leur absence, le mensonge s’installe qui s’installe va bouleverser leur existence.

 

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On se souvient tous de son visage dans Voyages d’Emmanuel Finkiel et revoici ce visage tel un cœur qui bat, celui de Esther Gorintin en grand-mère dans un coin de l’Ex-URSS. Julie Bertucelli a construit son film autour de ce corps de femme, grand-mère coquette et précieuse, nostalgique du régime communiste et amoureuse de la France. Eka attend des nouvelles de son fils, Otar et cette attente est belle, remplie de tout l’amour d’une mère. Autour d’Eka, Marina, sa fille et Ada, sa petite fille sont comme une déclinaison de la femme à trois âges dans un pays où l’absence des hommes partis au loin gagner leur vie permet la permanence du rêve et de l’espoir. Le mensonge que les deux femmes maintiennent sur la mort d’Otar pour préserver Eka est comme une preuve d’amour, comme la preuve d’une vie meilleure possible. Julie Bertucelli signe là un premier long métrage ambitieux et prometteur tout en tendresse et en finesse où la vérité des personnages est l’essence même de sa mise en scène.(circulaire afcae)

 

 

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La réalisatrice : Née en 1968, Julie Bertuccelli a été assistante à la réalisation auprès de réalisateurs de renom tels que Otar Iosseliani, Krzysztof Kieslowski, Bertrand Tavernier, Emmanuel Finkiel, Rithy Panh … par la suite elle a réalisé plusieurs documentaires qui ont tous connus un succès considérable.
" Depuis qu'Otar est parti … " est son premier long métrage de fiction, pour lequel elle a reçu le Grand Prix du Meilleur Scénariste.