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Scénario original :
Ylljet Aliçka
2001 / Albanie
Adaptation et
Dialogues : Ylljet Aliçka, Yves Hanchar, Gjergj
Xhuvani
Durée :
90 mn
35 mm couleur 1.85
• Son Dolby SR • fiction comédie dramatique
Production :
LES FILMS DES TOURNELLES
Site internet : http://www.tournelles.com
Version originale en albanais,
sous-titrée en français et en anglais
Image : Gérald
Thiaville
Son :
Pierre-Yves Lavoué
Bruitage :
Vincent Milner
Montage Image :
Didier Ranz
Montage Son :
Sammy Nekib
Mixage :
Emmanuel Croset
Musique :
Denis Barbier
Décor :
Shaqir Veseli
Costumes :
Durim Neziri
Lieux de tournage :
Nord-Est de Tirana en Albanie
Interprètes :
Artur Gorishti (André), Luiza Xhuvani (Diana), Agim Qirjaqi
(Directeur de l’école), Birçe Hasko (Sabaf, Secrétaire du
Parti).
Festivals :
La Quinzaine
des Réalisateurs - Cannes 2001
Prix de la jeunesse - Cannes 2001

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Fin des années 70.
André, jeune professeur de biologie venu de Tirana, prend ses
nouvelles fonctions dans une école élémentaire d'un village
reculé des montagnes albanaises.
Il découvre que la principale activité du directeur de l'école
est d'attribuer à chaque classe un slogan politique.
Entre "Gloire à l’esprit révolutionnaire" et
"L'Impérialisme américain est un tigre de papier",
André, face à la réaction de ses élèves, comprend vite
qu'il doit choisir le plus court : les lettres devront être
formées en pierre et alignées, au prix d'un travail exténuant,
sur les flancs des montagnes par les enfants et leur maître.
Ces "devoirs politiques" rythment la vie du village
de manière aussi comique qu'inattendue et feront naître une
histoire d'amour entre André et la jolie professeur de français,
Diana.
Sous le regard paranoïaque du secrétaire du Parti, les
moindres rumeurs et les plus petites rivalités de cette
communauté prennent un tour tragi-comiques.
Mais c'est avec la préparation de la venue dans la région
d'un haut dignitaire politique que l'absurdité du régime de
la dictature d'Enver Hoxha atteindra son comble et dévoilera
son vrai visage.
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Gjergj
Xhuvani est né en 1963, à Tirana en Albanie. Il est diplômé
en 1986 de l’Académie des Beaux Arts (option théâtre) à Tirana.
De 1986 à 1990 il travaille comme assistant réalisateur sur de
nombreux films et réalise en 1991 son premier court métrage de
fiction « Blanc et noir ». Auteur de scénarios
de films d’animation, il a également publié deux romans The
Boat of the Poor et Up to 12 O’Clock. « Slogans »
est son deuxième long métrage de fiction.
Filmographie :
« Blanc
et Noir »
(1991), court métrage de fiction (20 mn) en 35 mm
« Le
Dernier Dimanche » (1992), court métrage de fiction
(20 min) en 35 mm, prix spécial du Jury du festival de
la méditerranée de Bastia en Corse
« Un
Jour dans la Vie » (1994), moyen métrage de fiction
(50 mn) en 35 mm
« Le
Dernier Amour » (1995), premier long métrage
(70 mn) prix spécial du Jury du festival de la
méditerranée de Bastia en Corse
« Tirana
96 » (1996), film documentaire en 35 mm
(15 mn)
« Business
Funéraire » (1999), moyen métrage (30 mn),
sélectionné au festival de Venise, grand prix du festival de
la méditerranée de Montpellier et prix spécial du jury de
l’Eurofestival en République tchèque
« Slogans »
(2001), deuxième long métrage de fiction sélectionné à la
Quinzaine
des Réalisateurs, Cannes
2001
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Entretien avec Gjergj Xhuvani
Slogans, « c'est l'absurdité de l'époque
en Albanie. C'est absurde, c'est pour ça que le film sonne
parfois tragique et parfois comique, puisque le comique et
tragique se mélangent... Je crois aussi qu'il y a deux sortes
de réalités au cinéma, la réalité "réelle" et
la réalité artistique. J'ai voulu transmettre cette réalité
"réelle". Je n'ai pas pensé à faire un film
absurde, ni un film comique, j'ai fait seulement un film réaliste.
Les différents éléments comme l'humour, l'absurdité, la
douleur, la tristesse, apparaissent encore plus prononcés et
plus touchants parce qu'ils sont dérivés de la réalité...
...Le côté humain du film vient de la réalité. Les gens
croyaient vraiment à ces dogmes, c'est pour ça qu'on sent
leur peine. Mon but n'est pas d'accabler ce système mais plutôt
de témoigner de l'époque afin qu'on s'en souvienne. »
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LLlL'avis
du Monde sur ce film
A la fin des
années 1970, André, un jeune
instituteur, est envoyé dans l'école
d'un village d'une zone montagneuse en
Albanie. Là, le directeur de l'établissement
et un secrétaire du parti intransigeant
et paranoïaque contraignent régulièrement
professeurs et élèves à inscrire avec
des rochers des slogans géants à flanc
de montagne. Ordres délirants,
jalousies, brimades, séances de rééducation
par le travail vont rythmer la vie
d'André. Slogans est une
description sans artifices de l'absurdité
bureaucratique de l'Albanie sous la
direction d'Enver Hoxha. Malgré une
mise en scène terne et appliquée, le
film de Gjergj Xhuvani a le mérite de
ne pas choisir entre l'humour noir et la
dénonciation. C'est ce qui fait son intérêt
et sa force. Il y a, dans cette
apparente neutralité de ton, une manière
de rappeler une réalité qui pouvait
être à la fois risible et terrible.
Jean-François Rauger
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