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Filmographie
1988 : Par
amour (doc)
1990 : Vestmannaeyjar (doc)
1992 : Sandrine à Paris (doc)
1993 : Vizir et Vizirette (cm)
1998 : Barbara, tu n’es pas coupable (doc)
1998 : Que personne ne bouge ! (doc)
1999 : Haut les cœurs ! (Présenté à la
Quinzaine des Réalisateurs 1999)
2001 : Made in the USA (Présenté à la
Quinzaine des Réalisateurs 2001)
La
peine de mort au cinéma - dossiers
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Made in the USA |
Réalisé
par Sólveig Anspach et Cindy Babski. |
1h45
/ 35 mm / 1.85 / couleur / Dolby SR
2001 /
France, Belgique
Scénario : Sólveig
Anspach, Cindy Babski.
Image : Laurent
Machuel.
Son : Ludovic
Henault, Randy Foster.
Montage : Anne
Riegel.
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Le
site
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ade
in the USA raconte l'histoire d'une exécution.
Celle d'un homme, Odell Barnes, né à Wichita Falls et exécuté
à Huntsville, Texas, le 1er mars 2000, à l'âge de 31 ans.
Odell Barnes a été condamné à mort pour le meurtre d'Helen
Bass, une amie de sa mère, retrouvée morte chez elle un soir
de novembre 1989. L'enquête qui a conduit à son arrestation,
son procès et sa condamnation, a été bâclée. Pendant neuf
ans, Odell Barnes s'est battu depuis sa cellule pour que son
affaire soit réexaminée.
Le propos du film n'est pas de trancher sur l'innocence ou la
culpabilité d'Odell Barnes, mais de montrer qu'il y a un doute,
sérieux, quant à sa culpabilité. L'enquête a été menée
par des individus qui voulaient un coupable et une exécution à
tout prix ; la contre-enquête, par des abolitionnistes
militants qui sont contre la peine de mort. Odell Barnes n'a pas
eu le droit à un procès équitable et il a été exécuté.
Son histoire est symptomatique d'une Amérique prospère qui a
du mal à remettre en cause son mode de fonctionnement.
"Made in the USA vient comme une réponse à mon premier
long métrage de fiction, Haut les cœurs !. Ces deux films
parlent du désir de vivre et du sentiment d'impuissance face à
la mort. Répondre à une fiction par un documentaire. Made in the USA n'est
pas un récit d'ordre journalistique. Ce qui m'intéresse c'est
d'inscrire cette histoire dans une durée pour permettre aux
personnages de prendre du recul. Je voulais comprendre
l'enquête et la contre-enquête dans ses moindres détails,
comprendre comment les mécanismes de la justice américaine et
les mentalités aboutissent à cette issue insoutenable qu'est
la peine de mort. Pour moi, il ne s'agit pas de trancher quant
à la culpabilité d'Odell Barnes, mais de montrer qu'il y a un
doute et que, malgré ce doute, il a été éliminé de la
surface de la terre, sans que cela fasse grand bruit au Texas.
"
Solveig Anspach
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