|
|
Italian for beginners Lone Scherfig Anders W. Berthelsen (Andreas), Anette Stovelbaek (Olympia), Peter Gantzler (Jorgen Mortensen), Ann Eleonora Jorgensen (Karen)
Couleurs
35 mm 1h48
Format 1,66 Distribution :Les Films du Losange |
|
Ours d'Argent et Prix du Jury au Festival de Berlin 2001 Prix du Public au Festival du Film de Paris 2001 |
|
Un jeune pasteur, Andreas, arrive dans une banlieue particulièrement grisâtre de Copenhague pour effectuer un remplacement. Il loge à l'hôtel, où il engage la conversation avec le réceptionniste qui lui conseille de s'inscrire au cours d'italien pour débutants. Andreas est tenté : il se rend au cours et fait la connaissance d'une charmante mais fort maladroite vendeuse en pâtisserie, Olympia. La jeune fille est traumatisée par un père dont la violence verbale ne fait jamais relâche. Elle n'est d'ailleurs pas au bout de ses surprises : à la mort de sa mère, elle découvre que Karen, une coiffeuse un peu inhibée, n'est autre que sa soeur. D'autres personnages trentenaires interviennent à leur tour, un peu fragiles, un peu paumés, mais tous très motivés pour apprendre l'italien. Estampillé "dogme", ne bénéficiant donc d'aucune lumière d'appoint ou de post-synchro, cette comédie douce-amère révèle une évidente sincérité. Volontairement peu léché le film pose sur ses personnages un regard plein de tendresse. La réalisatrice avoir voulu tourner un film insouciant et léger dans lequel l'amour et l'amitié se donnent la main. Autant dire que nous sommes à des années-lumière d'autres films "dogme" scandinaves et un rien torturés. Lone Scherfig Née au
Danemark en 1959. Elle étudie le cinéma
à l'Université de Copenhague de 1976
à 1980. Diplômée de la National Film
School of Denmark en 1984. FILMOGRAPHIE
Les dix commandements du Dogme 1-
Tourner les scènes sur place, sans changer les décors ou utiliser des
parties de décors venues d'ailleurs. |
|
Dossier Dogme Paru dans Le nouvel Obs.com Acclamé à Cannes et encensé par la critique en 1998, le dogme, pur produit du cinéma danois qui a rencontré un franc succès dans les salles parisiennes, est aujourd'hui boudé par ses premiers supporteurs. Faut-il encore croire au dogme ? "Dépassé, anecdotique, décevant" : tels sont les adjectifs utilisés par Emilie, étudiante en première année à la Femis, la plus grande école de cinéma parisienne, pour qualifier le dogme. "Quand le dogme est sorti cela paraissait génial, c'était très prometteur. On a cru à une 'nouvelle nouvelle vague', mais en fait cela n'a rien changé, le dogme c'est rien du tout finalement." Le mouvement de Lars Von Trier ne fait même plus rêver les étudiants en cinéma… Retour aux sources Le dogme est une charte écrite en 1995 par quatre cinéastes danois (dont Lars Von Trier) pour contrer le cinéma hollywoodien, le cosmétique, les illusions, la prévisibilité dramatique et renouveler en profondeur le cinéma. Le vœu de chasteté danois consistait en 10 règles : pas de lumière
artificielle, Bref, l'idée générale
était de créer un film nu de tout effet. Si la relève du cinéma français
boude aujourd'hui le genre, il n'en a pas toujours été ainsi. La
France a joué un rôle crucial dans l'émergence du dogme. "Ce
n'est pas un hasard si la France a apporté des financements conséquents
aux films du dogme", explique Marianne Slot, danoise et
co-productrice en France des films de Lars Von Trier. "Lars était
l'enfant maudit au Danemark et la France la terre d'accueil des hommes
comme lui". Mais c'est surtout Cannes, par l'entremise de Gilles
Jacob, grand manitou du festival, qui se fait la tribune du dogme. Dans la foulée,
la critique française s'emballe pour ce retour des idéaux de la
nouvelles vague : "on était dans une période de floue
politique", explique Thierry Lounas, critique aux Cahiers du cinéma
: "le dogme nous a fait croire que l'on revivait les années 70,
mais la nouvelle vague avait déjà fait la révolution que proposait le
dogme - faire éclater le cinéma individualiste - en mieux. Au fond, c'était
mélanger la sauvagerie au classicisme : ce fut seulement une
mode." Le dogme forcément danois ? En fait, il
est très difficile de détacher le dogme de la figure charismatique de
Lars Von Treir et plus généralement du Danemark. D'ailleurs les Danois
ont tendance à ne considérer que leurs films comme réellement dogme, soit
Italian for Beginners de Lone Scherfig,
Mifune de Søren Kragh-Jacobsen, The King is Alive de
Kristian Levring, Les Idiots, et Festen.
Les Idiots, le seul film de Lars Von Trier qui respecte scrupuleusement les règles du dogme. Le dogme on line www.dogme95.dk http://www.amb-danemark.fr |