Nina marche, hagarde et
titubante, dans le square des Batignolles. Nina s’effrondre. Tout
le monde se retourne. Personne ne s’arrête. Sauf un Algérien
d’une trentaine d’années, en tenue de jogger, Sami, qui courait
dans le square. Nina veut retrouver cet homme qui l’a sauvée. Le
seul qui se soit arrêté. Un Algérien. Elle va chercher ce grand
brun qui courait le retrouver en travesti qui fait le tapin. Nina va
aimer Sami, le marathonien Algérien, devenu prostitué travesti à
cause d’un rêve brisé trop tôt, mais qui s’accroche pour ne
pas couler.
De la plongée dans le
milieu des travestis (une galerie de seconds rôles attachants) à
l’histoire d’amour entre Nina, actrice revenue de Russie après
des années d’absence (Fanny Ardant à contre-emploi) et Sami,
prostitué travesti à défaut d’être marathonien (Roschdy Zem décidément
grand comédien), le film de Liria Begeja dresse une description
juste et humaine de deux solitudes parisiennes, en exil, en
souffrance.









